Spermatogenèse ?

La spermatogenèse, c’est le processus de fabrication, maturation et transport des spermatozoïdes (« gamètes » ou cellules reproductrices) dans les organes sexuels mâles. C’est un phénomène continu, qui apparaît à la puberté et dure couramment toute la vie de l’individu.

Même s’il n’existe pas pour les hommes de phénomène semblable à la ménopause, leur fertilité semble diminuer avec l’âge et le vieillissement présente vraisemblablement un certain nombre de risques pour la descendance.
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Ejaculat

Lors d’une éjaculation, 2 à 6mL de sperme sont émis mais les spermatozoïdes ne représentent qu’ 1 à 2% environ de ce volume. L’essentiel de l’éjaculat est un liquide produit non pas par les testicules mais par les vésicules séminales, la prostate, les épididymes et les glandes de Cowper.

L’absence de spermatozoïdes induite par une méthode contraceptive est imperceptible lors des rapports sexuels : seule l’observation au microscope permet de l’observer.

On dénombre habituellement entre 20 à 200 millions de spermatozoïdes par millilitre. En dessous de 20 millions par millilitre, il devient difficile de procréer mais cela reste envisageable. A moins de 3 millions, même avec une assistance médicale, il est très peu probable de provoquer une grossesse.

Il n’est pas nécessaire qu’une méthode contraceptive fasse disparaître la totalité des spermatozoïdes : à moins d’un million par millilitre, on obtient une excellente efficacité.

Pour qu’un spermatozoïde puisse féconder un ovule, il doit d’abord l’atteindre. Il doit avoir une mobilité progressive, c’est-à-dire qu’il doit avancer efficacement. On observe habituellement jusqu’à la moitié de spermatozoïdes immobiles ou présentant des mouvements désordonnés.

Pour évaluer l’efficacité d’une méthode contraceptive, on dénombre uniquement les spermatozoïdes mobiles.

Après une éjaculation, la concentration des spermatozoïdes diminue. Un délai d’environ 3 à 5 jours est nécessaire pour qu’elle retrouve une valeur maximale. Au delà, elle cesse d’augmenter : les spermatozoïdes qui n’ont pas été éjaculés sont détruits par l’organisme et sont remplacés par d’autres qui sont arrivés à maturité.

Les valeurs de concentration de spermatozoïdes sont toujours indiquées en supposant que le temps écoulé depuis la précédente éjaculation est suffisant.

Anatomie

La production des spermatozoïdes a lieu dans les testicules. Ils migrent ensuite vers l’épididyme où ils acquièrent leur mobilité et leur capacité à se fixer sur un ovule pour le féconder. Lors d’une éjaculation, ils passent par le canal déférent pour arriver à la prostate. Ils se mélangent aux sécrétions produites par les vésicules séminales, la prostate et les glandes de Cowper. Le sperme est alors expulsé par l’urètre.

En l’absence d’éjaculation ou suite à une vasectomie, les spermatozoïdes sont éliminés au fur et à mesure par le système immunitaire.

Les testicules sont suspendus dans le scrotum afin de maintenir leur température inférieure de quelques degrés à celle du corps. Cette condition étant nécessaire à la spermatogenèse, le scrotum se contracte s’il fait froid pour rapprocher les testicules du corps et ainsi les réchauffer, ou au contraire se relâche pour les éloigner quand il fait chaud.

Une augmentation modérée de la température des testicules bloque la spermatogenèse sans causer de dommages cellulaires ou de dérèglement hormonal. On peut ainsi envisager une méthode de contraception réversible qui ne présente pas de risque à long terme.

Au stade embryonnaire, les testicules se situent, comme les ovaires, dans l’abdomen. Ils migrent vers le scrotum peu de temps avant ou après la naissance par les canaux inguinaux. Si la descente testiculaire n’a pas lieu, on parle de cryptorchidie ou ectopie. On intervient alors chirurgicalement pour éviter une stérilité due à la température trop élevée des testicules.

En remontant les testicules dans les canaux inguinaux, on augmente leur température et on bloque la spermatogenèse. On parle de méthode thermique de contraception masculine. La cryptorchidie est une contre-indication à l’utilisation de cette méthode.

Le canal inguinal relie le scrotum à l’abdomen et laisse passer le cordon spermatique. Les testicules peuvent aisément remonter de plusieurs centimètres dans ce canal. Le cordon spermatique inclus l’artère qui permet d’irriguer le testicule et le canal déférent qui permet d’expulser les spermatozoïdes. La torsion du cordon spermatique qui survient le plus souvent à la puberté nécessite une intervention chirurgicale rapide pour éviter une nécrose du testicule.

La torsion du cordon spermatique est une contre-indication à la méthode thermique.
Bien que le risque chez l’adulte soit faible, les testicules doivent être manipulés avec précaution pour éviter ce problème.
La mise en place du sous-vêtement ne présente pas de risque.

Contrôle hormonal

Les gonadotropines sont des hormones sécrétées par le cerveau qui augmentent la production de testostérone par les testicules. Celle-ci a pour effet d’accroître la production de spermatozoïdes, mais aussi de commander de façon rétroactive la baisse de sécrétion de gonadotropines. Les mêmes processus se déclenchent alors à l’inverse. L’activité des testicules et par conséquent la production de spermatozoïdes sont ainsi régulées.

Si on maintient artificiellement un niveau élevé de testostérone dans le sang en permanence, le cerveau commande la mise au repos des testicules et la production de spermatozoïdes cesse.

 
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